métiers de l'aerien

Les métiers du futur de l’aérien

27 mai 2020 4 commentaires

par Gérome ARNELL

Avec la crise COVID19, le secteur du transport aérien a été frappé de plein fouet. Plans de sauvetage, restructurations et plans de départ volontaire sont aujourd’hui le quotidien des compagnies aériennes. Néanmoins l’IATA (l’Association Internationale du Transport Aérien) annonce un doublement du trafic aérien d’ici 2036, pour atteindre 7,8 milliards de voyageurs, et anticipe également une augmentation importante des emplois dans l’aviation. Tour d’horizon des métiers d’avenir de l’aérien !

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Pilote de drone

Que ce soit pour les loisirs, pour les passionnés de photographie ou les professionnels, la technologie autour des drones ne cesse de se perfectionner. Face aux enjeux dans les secteurs militaires, techniques et civils, devenir pilote de drone est un choix de carrière de plus en plus prometteur.

En France, exercer ce métier est possible, c’est un métier qui s’apprend via un cursus de formation théorique et pratique. Ce niveau d’aptitudes est encadré par la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile)

Depuis 2018 la DGAC impose un nouveau cadre réglementaire par la mise en place d’un programme de formation spécifique

La formation théorique : au sein d’une école de pilotage de la DGAC, le formé devra répondre à 60 questions. En cas de réussite, le futur pilote de drone est mis dans une situation concrète de vol dans l’espace aérien. Pendant cinq jours, il apprendra avec un instructeur comment effectuer le décollage et l’atterrissage de son drone volant, le faire survoler, mais aussi parvenir à filmer de belles images.

Après l’examen, le nouveau pilote recevra une attestation de formation faisant office de diplôme.

À partir de là, les débouchés sont multiples : photographie aérienne, travaux de reconnaissance aérienne, surveillance civile sont des activités d’ores et déjà en plein essor. 

Ingénieur aéronautique

Avec près de 300 milliards de dollars en 2018, le chiffre d’affaires de l’aéronautique commercial a augmenté de plus de 10% par rapport aux dernières années. D’ici 2032, la flotte mondiale doublera, passant d’environ 17 800 appareils aujourd’hui à près de 36 600 appareils en circulation. Cette croissance rapide alimente une course permanente aux avions plus propres, moins bruyants et plus sûrs.

Moteurs de cette industrie, les ingénieurs aéronautiques sont au coeur des innovations qui permettent aux opérateurs d’avions et d’hélicoptères d’économiser des dizaines voire des centaines de milliers d’euros chaque année.  

En France, plusieurs parcours d’excellences existent pour devenir ingénieur aéronautique :

  • Les écoles d’ingénieurs généralistes avec options aéronautiques (Polytechnique, Mines-ParisTech, Centrale, Arts et métiers…)
  • Ou plus spécialisées (École de l’air, Enac, Ensil, Estaca, Insa, Isae, Supmeca)

Dans ce secteur mondialisé, les équipes sont internationales et l’anglais est la langue de travail.

Les jeunes diplômés s’insèrent, dans un premier temps, en bureaux d’études ou dans les services d’essais avant de grossir les rangs des équipementiers et constructeurs aéronautiques.


Lead Station manager


L’agent d’escale aéroportuaire ou Lead Station Manager fait partie des services commerciaux d’une compagnie aérienne. Il travaille aux guichets d’accueil des passagers d’un aéroport, où il prend en charge les clients en partance, à leur arrivée ou en correspondance.

L‘agent d’escale aéroportuaire procède à toutes les opérations d’enregistrement des passagers et de leurs bagages, et facilite les formalités de correspondance. Si nécessaire, il prend en charge les enfants en bas âge ou les personnes âgées ou à mobilité réduite. En cas d’incident, d’intempéries, de retard ou d’erreur, l’agent d’escale en informe les passagers.
Pour devenir agent d’escale aéroportuaire, la pratique de l’anglais courant et le bac sont exigés. Le niveau bac + 2 est d’ailleurs de plus en plus fréquemment demandé.

Certaines formations peuvent être utiles pour accéder à ce poste :

  • DUT TC – techniques de commercialisation – pour évoluer plus facilement dans sa carrière
  • Certificat d’agent d’escale en aéroport (École supérieure des métiers de l’aviation)

Social Media manager

Le social média manager gère l’e-réputation de l’entreprise grâce aux réseaux sociaux. Dans l’aérien, son rôle est d’autant plus important qu’il est nécessaire de rassurer et de créer un lien entre la compagnie aérienne et ses clients.

Il est au cœur de la stratégie média et permet de créer une véritable identité.

En tant que communicant, le social média manager est également amené à créer avec son équipe de Community Manager les contenus publicitaires, même s’il peut faire appel à des agences de communication. 

Il est recommandé que le social média manager possède un niveau Bac +5. Il peut s’agir d’une école de commerce, de communication ou d’un diplôme universitaire en communication. Néanmoins un parcours scolaire complètement différent permet également grâce à l’expérience d’atteindre ce rôle.

Voici quelques exemples de formations disponibles en France pour ce métier d’avenir :

  • Les parcours universitaires : Licence professionnelle E-Commerce et Marketing numérique parcours communication digitale
  • Les écoles : ISEFAC, MASTER2 INSEEC, ECITV
  • Les formations professionnalisantes : Webstart, Openclassroom, Google Digital Active

Data Analyst

L’aéronautique est un secteur qui crée beaucoup de données (vitesse, altitude de vol, déplacements des avions et les véhicules sur les pistes). L’utilisation et l’optimisation de ces données sont donc de plus en plus nécessaires pour les compagnies aériennes. 

C’est pour cela que le Data Analyst est un profil de plus en plus demandé. Son rôle sera de récupérer, trier, et valoriser l’ensemble de ces données pour des opérations aériennes plus performantes. 

À terme, son travail permet d’avoir des vols plus réguliers, plus ponctuels, et une sécurité des vols optimale. 

Un Bac + 4 ou Bac +5 en informatique, management, statistiques ou en marketing est indispensable pour occuper ce poste. 

Les formations qui permettent de se former au métier de la big data sont encore peu nombreuses, mais elles se mettent en place rapidement pour faire face à la demande. 

  • Master of sciences : Statistics for smart data (Ensai), Big data for business (École polytechnique – HEC)
  • Diplôme d’ingénieur avec spécialisation big data : IAMD – ingénierie et applications des masses de données (Télécom Nancy), big data & data science (Mines Nancy)

Il existe également des formations en spécialisation niveau bac + 6 :

  • Mastère spécialisé (MS) : Big data – gestion et analyse des données massives (Télécom ParisTech), Big data : analyse management et valorisation responsable (EMSI École de management de Grenoble)

Des métiers d’avenir en Outremer ?

Malgré la crise COVID, il est possible d’anticiper une reprise des activités sur l’ensemble des lignes ultramarines. Les grands groupes du secteur seront donc demandeurs de ces profils et métiers indispensables dans l’industrie. 

De plus, de nouveaux projets d’ateliers, d’extension des opérations ou d’achats d’avions des grands noms tels qu’Air Caraïbes, French Bee ou Air Austral seront des facteurs dynamisant pour cette industrie en Outremer.

Finalement, l’annonce de la création de nouvelles compagnies telles qu’Air Corail dans le Pacifique seront également autant d’opportunités pour les jeunes Ultramarins désireux de rentrer au pays.

4 commentaires

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    29 mai 2024

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